La phrase complexe
Une phrase complexe contient plusieurs verbes conjugués, donc plusieurs propositions : « Je pense (1) que tu as raison (2) ». Une phrase simple n'a qu'un verbe conjugué.
Exprimer des idées liées entre elles : une cause, une condition, une opinion, une précision sur un nom. C'est ce qui permet de passer d'un français « télégraphique » à un français fluide.
Comptez les verbes conjugués : deux verbes conjugués = deux propositions. Puis regardez ce qui les relie : rien (une virgule), une conjonction de coordination, ou un mot subordonnant (que, qui, quand, parce que…).
Trois façons de relier des propositions. La juxtaposition : une simple ponctuation, virgule ou deux-points (« Il pleut, je reste »). La coordination : une conjonction de coordination, les deux propositions sont indépendantes (« Il pleut mais je sors »). La subordination : une proposition principale et une proposition subordonnée, qui dépend d'elle et ne peut pas exister seule (« Je sors bien qu'il pleuve »). Trois grandes familles de subordonnées : la relative, introduite par qui, que, où, dont, complète un nom (« le film que j'ai vu ») ; la complétive, introduite par que, complète un verbe (« je pense que c'est vrai ») ; la circonstancielle, introduite par quand, parce que, si, pour que, bien que…, exprime le temps, la cause, la condition, le but, l'opposition (« si tu veux, on part »).
Chaque mot porte la couleur de sa nature. Survolez un mot pour lire sa nature.
Il pleut, je reste à la maison.
Il pleut mais je sors quand même.
J'ai lu le livre que tu m'as prêté.
Je crois qu'il va pleuvoir.
Si tu veux, nous partons ce soir.
- nom
- déterminant
- pronom
- verbe
- adverbe
- préposition
- conjonction
- Il pleut, je reste à la maison. (juxtaposition)
- Il pleut mais je sors quand même. (coordination)
- Je reste à la maison parce qu'il pleut. (subordonnée circonstancielle de cause)
- Voici le livre que je t'ai promis. (subordonnée relative)
- Je crois qu'il va pleuvoir. (subordonnée complétive)
Parce qu'il pleut.
Je reste parce qu'il pleut.
Une proposition subordonnée ne peut pas rester seule : il lui faut une principale.
C'est l'homme qui je connais.
C'est l'homme que je connais.
« Qui » est sujet de la relative (l'homme qui parle) ; « que » est complément d'objet direct (l'homme que je connais).
- Une relative n'a pas de virgule quand elle est indispensable au sens ; elle en prend quand elle ajoute seulement une précision : « Mon frère, qui habite Lyon, arrive demain ».
- Après « si » de condition, jamais de futur ni de conditionnel : « si j'avais le temps, je viendrais ».
- ■Un verbe conjugué = une proposition
- ■Juxtaposition (virgule), coordination (mais, et, donc…), subordination (que, qui, quand, si…)
- ■Relative (complète un nom), complétive (complète un verbe), circonstancielle (temps, cause, condition…)
Exercices sur cette notion
Combien de propositions y a-t-il dans « Je pense que tu as raison » ?